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« Les pénuries de la guerre et leurs conséquences : l'exemple de l'accident de tramway du 16 décembre 1943 à Montpellier »

 

     De nos jours, l’image de Montpellier est indissociable de celle des tramways, qualifiés de « plus sexy d’Europe » par le journaliste Seth Sherwood du prestigieux New York Times. En effet, quotidiennement, plus de quatre-vingts rames dessinées par des artistes de renommée mondiale traversent la cité, de part en part, sur presque soixante kilomètres de voies. Depuis l’entrée en service de la Ligne 1 le 30 juin 2000, le réseau n’a eu de cesse de se développer, faisant vivre les Montpelliérains au rythme des chantiers et des inaugurations. La dernière en date a eu lieu le 1er juillet 2016. La Ligne 4 y est devenue « le ring », la première ligne de tramway circulaire de France. Cette tendance n’est pas près de s’inverser, puisque une Ligne 5 reliant Lavérune à Prades-le-Lez devrait voir le jour aux environs de 2025.

          Il ne faut pas oublier pour autant que l’histoire des trams dans le Clapas ne date pas d’hier. Bien avant que soit inaugurée la ligne bleue aux hirondelles, la ville avait déjà connu les rails et la circulation quotidienne des motrices. Deux réseaux se sont succédé : un réseau de tramways hippomobiles (1880-1883) et un réseau de tramways électriques (1897-1949). C’est ce dernier auquel nous nous intéressons ici. Le 16 décembre 1943, en pleine occupation allemande, une voiture se renverse sur la place Albert Ier. Cette terrible catastrophe, la plus grave de l’histoire du tramway montpelliérain, trouve ses origines dans les pénuries de la guerre.

     Cet article est disponible dans le numéro 38 (2016) du Bulletin historique de la ville de Montpellier diffusé par les Archives municipales de Montpellier.

     Toutes les informations pour se procurer le numéro sont disponibles ici.

« 21 août 1944 : la fusillade de la place de la Comédie, Histoire et Mémoire »

 

     Alors que nous avons commémoré, en 2014, le soixante-dixième anniversaire de la libération du département de l’Hérault, cet article met en lumière un passage oublié de l’histoire de la libération de son chef-lieu, Montpellier. Le 21 août 1944, alors que les soldats allemands ont évacué la ville, certains habitants, excités à l’idée de retrouver la liberté, vont assouvir leur soif de vengeance. Une milicienne est prise à partie par la foule. Injuriée, frappée, déshabillée, tondue, elle est conduite, sous les huées, au commissariat de la place de la Comédie. La colère aveugle les lyncheurs qui négligent la présence d’une unité allemande en retraite, stationnant provisoirement sur l’Esplanade. Les militaires assistent à la scène et croient que la colère de la foule est dirigée contre eux. Aussitôt, ils ouvrent le feu. Le bilan est de deux morts et de trois blessés.

     Cet article est disponible sur le site des Études Héraultaises en cliquant ci-dessous :